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Emile Bercoff, sa femme Huguette, leur fille Michèle et sa belle-mère Mathilde

 

 Emile Bercoff, sa fille Michèle, sa femme Renée et sa mère

Emile Bercoff, sa fille Michèle, sa femme Renée et sa mère

Emile Bercoff, sa fille Michèle, sa femme Renée et sa mère

  

  Le docteur vétérinaire Emile Bercoff est né à Haïffa en 1905 qui à l'époque appartenait à la Syrie. Il fait ses études à Maisons-Alfort d'où il sort en 1927. Sa thèse de doctorat intitulée "De l'amputation de la troisième phalange dans les arthrites du pied chez l'espèce bovine" est parfois disponible sur les sites de vente en ligne. Il s'installe alors à Buchy en Normandie où il exerce comme vétérinaire rural. Il combat dans l'armée française comme lieutenant. Fait prisonnier de guerre, il a malheureusement pour lui été libéré. En effet, les allemands n'exterminaient pas les prisonniers de guerre juifs protégés par les accords de Genève relatif aux prisonniers de guerre car les allemands craignaient que les alliés n'exécutent à leur tour des prisonniers de guerre allemands. 

Pour accéder à la vie résumée d'Emile Bercoff  

in "LES VÉTÉRINAIRES MORTS POUR LA FRANCE PENDANT LA GUERRE DE 1939-1945 " (page 77)

par le DRV. Emmanuel DUMAS, cliquer sur le lien ci-dessous :

http://sfhmsv.free.fr/SFHMSV_files/Textes/Activites/Bulletin/Txts_Bull/B10/Bull-soc-fr-hist-med-sci-vet%202010%2004.pdf

  

 Le 18 octobre 1940 est promulguée la loi du 04.10.1940 du gouvernement du maréchal Pétain concernant les ressortissants étrangers de race juive. Elle instaure leur internement dans des "camps spéciaux" à partir de cette date sur décision du préfet du département.

   C'est en tant que juif étranger qu'il est arrêté puis interné au camps de Drancy, gardé par des gendarmes français d'où il est déporté le 22 juin 1942 par le convoi n°03 dans un train de la SNCF vers le camps d'extermination d'Auschwitz où il est assassiné le 20 juillet 1942. 

   Quand à sa belle-mère Mathilde Lévy née à Troyes en 1885, sa femme Huguette (Renée) née à Rouen en 1912 et leur enfant Michèle née à Buchy en 1933, toutes trois françaises mais de confession juive, elles sont elles aussi arrêtées un an plus tard par les gendarmes français, retenues prisonnières dans le camps de Drancy, puis déportées dans un train de la SNCF par le convoi n°57 vers le camps d'extermination d'Auschwitz où elles sont assassinées toutes les trois un an plus tard, le 23.07.1943. 

 

Télécharger "le convoi de déportation N°03 du 22.06.1942" d'Emile BERCOFF

"le convoi de déportation N°57 du 18.07.1943" d'Huguette BERCOFF

"le convoi de déportation N°57 du 18.07.1943" de Michèle BERCOFF

Télécharger "le convoi de déportation N°57 du 18.07.1943" de Mathilde LEVY

Télécharger "The Central Database of Shoh Victim's Names" d'Emile BERCOFF sur le registre des morts d'Auschwitz, page 15773, année 1942

Télécharger l'acte de décès du "Lieutenant vétérinaire" Emile Bercoff

Télécharger l'acte de décès d'Huguette BERCOFF

Télécharger l'acte de décès de Michèle BERCOFF

Télécharger l'acte de décès de Mathilde LEVY

 

   Michel Laisné, le fils d’un paysan chez qui Emile Bercoff venait soigner les animaux a donné un témoignage poignant de l’arrestation de ce vétérinaire courageux et passionné par son métier.

  Il dévoile aussi la confiance absolue que la famille BERCOFF avait dans les institutions françaises et notamment dans les gendarmes qui, en les arrêtant, les ont conduits vers un camp d’extermination et leur assassinat.

Voici son témoignage :

"En 1935, J'avais 8 ans, à la ferme de mon père, Emile Laisné, venait un vétérinaire très compétent, et très affable, nous les gamins nous l'aimions beaucoup.
En 1939 la drôle de guerre, et en 1940 la débâcle, L'évacuation puis l'occupation.
Monsieur Bercoff toujours vétérinaire habitant Buchy (Seine-Maritime) jusqu'en 1942.
Mais hélas il était juif !
Mon Père lui disait : « Partez donc », les allemands vont vous arrêter .
Réponse de Monsieur Bercoff, « Et bien s'il m’arrête, je soignerai leurs animaux en
Allemagne, en attendant la fin de la guerre ! »
A l'époque on ne savait pas le sort réservé aux Juifs.
Donc les gendarmes français sont venus l’arrêter le 22 Juin 1942. Déporté en Allemagne.
Mon Père a été trouver Madame Bercoff et lui a proposé de venir avec sa mère et sa petite fille pour se cacher à la ferme des Granges Dimes à Mauquenchy (Seine-Maritime).
Réponse de Madame Bercoff : «  Non c'est notre destin ! Les gendarmes m'ont dit que j’allais retrouver mon Mari en Allemagne ».
Toute la famille à été exterminée.
Je n'ai jamais oublié ces Personnes."
Michel Laisné
 

Vous pouvez retrouver ce témoignage de Michel LAISNE en cliquant sur ce lien, rubrique "Description du monument" puis"Commentaires" : 

http://monumentsmorts.univ-lille3.fr/monument/3172/buchy-presdeleglise/

 

 

  Emile BERCOFF, Huguette (Renée) BERCOFF, leur petite fille Michèle BERCOFF et la belle-mère d'Emile BERCOFF, Mathilde LEVY, ont leur noms gravés sur le monument : "A la mémoire glorieuse des enfants de Buchy morts au champ d'honneur". Une erreur s'est glissée dans la retranscription du prénom de l'enfant : il s'agit de Michèle et non de Michel.

  Renée Bercoff préférait son 2ème prénom Huguette, c'est pourquoi nous lui rendons hommage avec ce prénom qu'elle aimait.

Pour voir les noms, cliquer sur le lien ci-dessous, puis cliquer sur "les morts" puis "1939-45" :

http://monumentsmorts.univ-lille3.fr/monument/3172/buchy-presdeleglise/

 

Michèle avec sa mère Huguette et sa grand-mère Mathilde à la plage.

Michèle et Mathilde regardent affectueusement le chien.

 

 Emile Bercoff, sa femme Huguette, leur fille Michèle et sa mère Mathilde LévyEmile Bercoff, sa femme Huguette, leur fille Michèle et sa mère Mathilde Lévy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

  

 

 

 Merci à Barbara Bloch,

petite nièce d'Huguette Bercoff,

née Lévy pour nous avoir confié ces photos de famille.

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